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Pièce de théâtre quasi tout public, Maintenant... crache ! est l'œuvre de Bruno Fougniès. L'intrigue se déroule sur une plage corse, où la belle Augustina s'occupe de la paillote de son défunt époux. Ange, un chasseur dans toute sa splendeur, ne masque pas son attirance pour la jolie veuve. Ses avances grossières vont cependant être freinées par la venue de Périclès, un clochard philosophe fraîchement embauché par Augustina.
 

Vous pouvez dès aujourd'hui commander cette pièce auprès de nos services diligents et consciencieux.

ISBN : 978-2-919265-40-4
138 pages - 12 € - 145 × 105 mm
Photographie de la couverture : Aurore Sopaillpaille © 2013

Personnages (par ordre d’entrée sur scène)

Périclès, 35 ans
Augustina, 35 ans
Ange, 35 ans

 

EXTRAIT

ACTE 1

 

Le soir.

Dans la pénombre on devine la plage du point de vue de la mer. Des troncs de pins parasols.

En fond de scène, une baraque en bois et en canisse, vue de profil.

Sur la gauche : l’arrière-courette, débarras de caisses de bières et de boissons, poubelles, un plan de tomate pousse en sauvage.

Au centre, le mur latéral de la baraque en bois. Un robinet sort du mur, une porte fermée. De la lumière filtre par les interstices.

À droite, le comptoir, une radio et des tables d’extérieur entourées de chaises en fils de plastique multicolore. C’est la terrasse ombragée de la baraque à frites où l’on mange sur des nappes plastifiées à carreaux rouges et blancs.

Sur la droite, en avant-scène, un tas de sacs d’ordures.

Périclès entre coté jardin. Il porte un baluchon sur l’épaule. Il jette un coup d’oeil aux alentours puis se dirige vers le tas d’ordures et commence à fouiller dedans.

Soudain, une voix sort de la baraque. Périclès abandonne sa fouille et se cache.

La porte de la baraque s’ouvre. Augustina sort en traînant un sac poubelle.

Elle continue de chanter en portant le sac vers le tas. Elle chante a capella.


« Ciuciarella » (berceuse)
O Ciucciarella
Nun sai quantu t’adoru
Le to bellezze
Le to cullane d´oru

(...)

Ô ma toute petite
Tu ne sais combien je t'adore,
Tes beautés,
Tes colliers d'or

(...)

Ange, en veste de chasse, cartouchière et pantalon militaire apparaît au milieu de la chanson. Il arrive par la terrasse et observe un moment Augustina. Quand elle le voit, elle cesse de chanter.

ANGE : Alors tu es descendue de la montagne pour le début la saison ? Tu n’es pas surprise de me voir ? Tu m’attendais ?

AUGUSTINA : Je savais que tu viendrais. Ce soir, demain…

ANGE : Il le fallait. Je suis venu te parler.

AUGUSTINA : J’ai beaucoup de travail, il faut que remette tout en ordre, je veux ouvrir demain.

ANGE : Je vais t’aider.

AUGUSTINA : Je n’ai pas besoin d’aide.

ANGE : Mais si. Une femme ne peut pas tenir une paillote seule. Tu ne tiendras pas six mois comme ça. Regarde-toi. Tu peines. Regarde tes mains. Ouvre les yeux, Augustina.

AUGUSTINA : Toi, regarde-moi ! Je suis en deuil ! Et tu tournes autour de moi comme un frelon. Trois mois que j’ai perdu mon mari. Mon lit est encore tiède de sa chaleur. Et toi, tu tournes, tu tournes, tu tournes comme une mouche… tu agaces.

ANGE : Trois mois, c’est suffisant pour qu’un lit refroidisse !

AUGUSTINA : Mais qu’est-ce que tu en sais ?

 

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière modification : 18/04/2017 09h55
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