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Humour noir (expression de langue française) : L'humour noir est une forme d'esprit qui souligne avec détachement, voire avec amusement, les choses les plus horribles ou les plus contraires à la morale en usage. Il met en valeur l'absurdité du monde face à laquelle il constitue une forme de défense.

 

 

 

Les cimetières de bateaux... ne font rire que les poissons est un recueil de 20 nouvelles de François Aussanaire.

Dans la même veine que ceux de La face cachée du soleil, ces 20 textes de François Aussanaire sont caustiques. Désespérés (ou désespérants ?), ses personnages sont quasi tous de parfaits idiots, jouets d'un destin moqueur, dans des vies incolores, saisis par la malchance dans des existences ordinaires. Hasard qui vient tout chambouler. Mauvais concours de circonstances qui font tout chavirer. Grosse baisse de forme (in « Dernière nouvelle ») ou vengeance amère (in « Choc opératoire »). Vent de folie et bourrasque d'insolite (in « Vous avez de l’irouléguy ? »), zestes d'improbable et de non-voulu. Avec François Aussanaire, les issues sont de préférence fatales. Mort accidentelle, mort naturelle, mort absurde, mort qu'on n'a pas vue venir ou qu'on a bien cherchée... Tout le monde meurt à la fin, sauf quelques rares miraculés (qui n'en sortiront pas indemnes de toute façon, rassurez-vous).

 



ISBN : 978-2-9532609-45-9
156 pages - 14,5 × 21 cm - Photographie de la couverture : François Aussanaire
Imprimé en Bretagne © décembre 2013 - 15 euros
 

 

Sommaire

« Nos amis les plaisanciers »
« Ces chers randonneurs »
« C’est pas une vie »
« Divan le terrible »
« Détournement de fonds »
« Vous avez de l’irouléguy ? »
« Citizen conne »
« Ante mortem »
« Au bout du couloir »
« Va chier à la côte ! »
« Sillage »
« Choc opératoire »
« Le sceptique de Glasgow »
« Le plus beau jour de sa vie »
« Le plus grand bassiste du monde »
« Loin du monde »
« Le marais de l’Ange »
« Les suicidés sont des assassins qui s’ignorent »
« Quai de la honte »
« Dernière nouvelle »


 

EXTRAIT : « Nos amis les plaisanciers »


Vous, je ne sais pas, mais moi, j’ai un peu de mal avec la plaisance.
Et encore, quand je dis un peu de mal, je suis très en-dessous de la vérité.
En fait, je ne peux pas, mais alors, pas du tout !

La plaisance !
Tiens, rien que le terme. Plaisance. Je ne vois vraiment pas ce qu’il peut y avoir de plaisant à vivre à six ou huit dans un espace prévu pour à peine quatre ou cinq, qui remue tout le temps, humide quasiment en permanence, et où tu as soit trop chaud, soit trop froid.
À bord d’un bateau de plaisance, tu n’as d’autre choix que d’attraper des insolations ou des engelures.
Voilà ce qui s’appelle y prendre du plaisir !

Dans la plaisance, on te fait dormir dans un espace qui n’a rien d’un lit ; trop étroit pour s’y retourner, trop court pour y étendre tes jambes si tu fais plus d’un mètre soixante-dix, et que tu dois en plus, partager avec ton sac et tes fringues – avec qui d’autre le partager, vu l’espace disponible ? – pour lesquelles tu n’as pas trouvé d’autre endroit pour les ranger. Si ça s’appelle une couchette, c’est à coup sûr parce que tu n’as rigoureusement aucune chance de pouvoir y faire quoi que ce soit d’autre que de t’y coucher, en espérant que le sommeil l’emportera sur l’inconfort.
C’est précisément à ce moment-là que tu réalises que tu as travaillé comme un malade pendant onze mois pour pouvoir t’offrir ces instants de bonheur absolu.

Et puis, il y a la cuisine. Ah, la cuisine !
Un mètre douze au carré dans le meilleur des cas. Un feu, deux quand c’est luxe, genre réchaud de camping. Tout juste bon à cuire, trop ou pas assez, les sempiternelles nouilles à l’eau, l’incontournable de la gastronomie plaisancière, qui viendront si finement accompagner les sardines à l’huile ou la boîte de pâté, Hénaff, évidemment, car on est en Bretagne, merde quoi ! Alors mangeons des produits locaux et vive les circuits courts ; car le plaisancier, tout fortuné qu’il soit est un adepte, récent mais d’autant plus convaincu et déterminé, du développement durable. Tant que l’on ne voit pas le 4 × 4 qui l’attend sur le port, il n’y a pas de paradoxe.

à suivre...



 


 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière modification : 27/02/2014 14h00
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